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Incinération et crémation : quel vocabulaire employer ?

Incinération et crémation : quel vocabulaire employer ?

Incinération et crémation sont des termes fréquemment utilisés lorsque l’on évoque les funérailles. Ils sont souvent compris comme ayant le même sens, pourtant ils ont chacun une définition bien spécifique. Il est essentiel de bien différencier ces deux pratiques afin d’utiliser un vocabulaire approprié.

Incinération et crémation : quelle est la différence ?

L’incinération est une technique de transformation par l’action du feu. Elle est utilisée pour le traitement des déchets au moyen d’un incinérateur. On emploie très souvent ce terme à tort dans le domaine cinéraire : on n’incinère pas un corps, mais des ordures ménagères. Ce procédé de gestion des déchets s’est développé dans les agglomérations urbaines dans les années 1960, afin de remédier à l’absence de tri et permettre la mise en place du compostage et du recyclage. Il est donc essentiel de ne pas faire l’amalgame entre les mots incinération et crémation qui ont des caractéristiques bien distinctes.

Le mot crémation vient du mot latin « cremare » qui signifie brûler. La crémation est un procédé funéraire qui vise à brûler et réduire en cendres le corps d’un être humain décédé. Grâce aux équipements utilisés, la crémation permet une transformation décente et hygiénique du corps en cendres. Le corps du défunt est placé dans un cercueil qui est introduit dans un four préalablement chauffé à une température de 800 °C. Le corps est alors sublimé, c’est-à-dire qu’il passe de l’état solide à l’état gazeux. Les cendres sont ensuite finement broyées et recueillies dans une urne cinéraire.

En France, la crémation est autorisée depuis 1887 et, après une courbe de démarrage assez lente, est devenue une pratique funéraire de plus en plus répandue : en 2014, elle a représenté 33 % des obsèques et on estime à 50 % le taux de crémation pour 2020. L’accès aux crématoriums et la possibilité de disperser les cendres ou de les conserver grâce à des espaces cinéraires aménagés ne sont certainement pas étrangers à cette fulgurante accélération. Cette progression se justifie également par une structuration et un savoir-faire du secteur professionnel. Pour conseiller et guider les collectivités afin qu’elles accompagnent au mieux les familles endeuillées, Granimond assiste et guide les communes dans la création et la mise aux normes d’espaces cinéraires de qualité.

Jardins du souvenir et columbariums : des espaces dédiés à la crémation

Depuis le 1er janvier 2013, l’espace cinéraire est devenu une obligation légale pour les communes de 2000 habitants et plus.

Le jardin du souvenir est un espace destiné à la dispersion des cendres des défunts. Après la crémation, les cendres sont placées dans une urne cinéraire qui est ensuite remise à la personne chargée des obsèques. Le jardin du souvenir est un lieu adapté au recueillement des familles et au respect de la mémoire des défunts.

Le columbarium est le lieu où sont déposées les urnes cinéraires des personnes crématisées. Il est composé de cases pouvant accueillir un maximum de 4 urnes. C’est un monument hors-sol qui permet aux familles de se recueillir et de matérialiser le lieu où leur proche repose. Afin de rendre hommage aux disparus, il est possible de personnaliser la case avec une plaque fixée sur la porte, une photo, ou encore d’y déposer des fleurs.

L’équipe Granimond

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